samedi 5 février 2011

Mort dans une mosquée parisienne : victime d'un désenvoûtement

Mosquée de Kakrail, à Dacca (Bangladesh)

(Paris, France) Quatre hommes âgés de 26 à 36 ans ont été mis en examen hier pour «coups mortels en réunion» après la découverte d'un corps sans vie, lundi dernier, dans les sous-sols d'une mosquée située rue Jean-Pierre-Timbaud, à Paris (XIe). Les suspects, dont un seul est connu des services de police pour de menues infractions, ont expliqué aux enquêteurs de la brigade criminelle avoir tenté de « désenvoûter» Brahim R., 29 ans, qui venait d'être frappé d'un malaise. Selon des témoins, la victime, qui habitait Creil (Oise), paraissait souffrante depuis qu'elle avait commencé à fréquenter ce lieu de culte, deux semaines environ avant sa mort. 

« Les aveux passés en garde à vue semblent établir que l'un des auteurs est monté sur lui, appuyant à la fois sur sa gorge et sur l'abdomen, tandis que les autres lui tenaient les bras et les jambes », explique une source judiciaire. Les quatre agresseurs – deux Français, un Saoudien et un Tunisien – sont adeptes du tabligh, un mouvement fondamentaliste musulman d'origine indienne. Le parquet avait requis hier leur mise en examen pour « homicide volontaire », ainsi que leur placement sous mandat de dépôt. 

Définition
Le Tablīghī djamā'at (en français, l'Association pour la prédication), est un mouvement religieux musulman revivaliste. De nature apolitique, il est fondé à la fin des années 1920, par Muhammad Ilyas al-Kandhlawi (1885-1944) dans la province indienne de Mewat. L'activité missionnaire de ce mouvement vise à faire revivre la foi des musulmans du monde entier, dans le cadre d'une interprétation littéraliste de celle-ci.

Source
Diablus.com
Wikipédia
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