dimanche 10 mai 2015

L’Alaska et Hawaï veulent leur indépendance


Les peuples autochtones de deux États américains – l'Alaska et Hawaï – ont demandé à l'Onu de se pencher sur l'annexion illégale de leur territoire aux USA et de les aider à profiter de leur droit à l'autodétermination.

Les habitants de ces États espèrent que leur requête sera examinée à la réunion du Conseil des droits de l'homme (CDH) le 11 mai, qui sera consacrée aux droits et libertés aux USA.

La requête, formulée jeudi en marge de la session de l'Onu à Genève, indique que les territoires de l'Alaska et d'Hawaï ont été "absorbés par les USA en trompant et en bafouant les principes de l'Onu". Les représentants des deux États appellent à "corriger cette erreur" et y organiser des référendums sur l'autodétermination.

"Les USA ont pris notre terre, ils y exploitent des hydrocarbures en grande quantité en polluant l'environnement", déclare l'activiste alaskien Ronald Barnes, membre du groupe de travail commun des deux États. Malgré la vente de l'Alaska par la Russie en 1867, il note que cela ne signifiait pas "automatiquement la souveraineté des USA".

"La base de Pearl Harbor se trouve à Hawaï, qui pollue l'eau, la terre, et provoque des maladies au sein de la population.

Nous ne voulons pas faire partie d'une machine de guerre. Notre culture est opprimée", déclare à l'agence TASS le représentant d'Hawaï Leon Siu.

Rappelons que l'an dernier, une pétition sur le retour de l'Alaska au sein de la Russie avait été publiée sur le site de la Maison blanche, qui a recueilli plusieurs dizaines de milliers de voix. Toutefois, cet instrument d'expression de la volonté populaire n'engage pas la Maison blanche à agir, à l'exception de la nécessité de donner une réponse, quelle qu'elle soit. Par exemple, en 2012, le site de l'administration avait publié une pétition sur la sortie du Texas des USA, qui a été signée par plus de 125 000 personnes. Les autorités avaient déclaré que le message des pères fondateurs ne prévoyait pas le droit de sortir des USA, bien que cette question reste ouverte pour les historiens.

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