dimanche 17 novembre 2013

La combustion spontanée d’Uruffe, en Meurthe-et-Moselle



Le phénomène de combustion spontanée est l’un des grands mystères de notre époque contemporaine. Dans la nuit du 11 au 12 mai 1977, une sexagénaire perdit la vie après que son corps brûla inexplicablement dans son domicile de Meurthe-et-Moselle. Aujourd’hui encore, le mystère est entier et personne ne sait ce qui s’est réellement passé …

Le 12 mai 1977, peu avant 4 heures du matin, une femme, résidant pour quelques jours dans l’appartement de son fils (situé dans le petit village d’Uruffe) parti avec sa fiancée, se préparait à partir au travail aux verreries de Vannes-le-Châtel. Seulement, alors qu’elle quittait son domicile, elle fut intriguée par une forte odeur de fumée et de crépitements provenant de l’appartement de Ginette Karzimierczak.

Logiquement, elle appela les pompiers. Lorsqu’ils se rendirent sur place, ils tombèrent nez-à-nez avec un spectacle, probablement inédit pour eux. Dans le couloir de l’entrée, ils découvrirent le corps sans vie et à moitié calciné de la retraitée. Seuls le tronc, une partie du visage, et le bras gauche étaient entièrement brûlés. Le reste était resté totalement intact, même les collants qu’elle portait.

Devant la singularité de cette affaire, André Laurain, sapeur-pompier, fut nommé, par le juge d’instruction chargé de l’affaire, expert honoraire auprès de la cour d’appel de Nancy. Il fut littéralement choqué par ce cas. Aujourd’hui à la retraite, il raconte :

« On note de nombreux éléments troublants dans cette affaire. Des traces de carbone ont été relevées à plusieurs endroits de l’appartement, aux murs et aux plafonds. Mais surtout, le parquet en chêne était totalement détruit sous la partie calcinée du corps, mais absolument intact sous les jambes et le bras, non touchés. La démarcation est nette, parfaite ; il n’y a donc pas eu propagation comme dans un feu classique. »

Acte criminel ? Quelques éléments accréditent cette thèse. En effet, il semblerait que les habitudes quotidiennes de la vieille femme aient été, là-aussi, inexplicablement chamboulées.

 « Selon son fils, chaque soir vers 20 h, sa mère suivait le même rituel : elle faisait sa toilette, enfilait une chemise de nuit, dînait et regardait la télé avant d’aller se coucher. »

Seulement, les enquêteurs découvrirent la chemise de nuit encore pliée sur le lit, ainsi qu’une robe marron, en bon état, mise à la poubelle.

« Personne ne sait ce qui a pu chambouler ses habitudes. »

Le pompier nous donne davantage de précisions :

 « Par ailleurs, un jeune homme, avait frappé à la porte de l’appartement vers 19 h 30, il voulait voir le fils de Mme Kazmierczak. Celle-ci avait alors ouvert. Elle avait, selon ce témoin, le visage livide et indéfinissable. »

Une autre hypothèse a rapidement fait son apparition. La femme était sous l’emprise d’angoisses obsessionnelles. De ce fait, elle avait pris la curieuse habitude de s’asperger allègrement avec un aérosol anti-puces. Logiquement, les experts explorèrent, en vain, cette piste :

 « On a aussi cherché du côté du fuel, mode de chauffage, mais ça ne collait pas, il y aurait eu d’autres dégâts, au moins la propagation d’un feu. Là, ce n’est pas ça. »

Selon les médecins légistes, pour obtenir un tel résultat, le corps a dû brûler pendant deux heures à la température vertigineuse de 3000 degrés !

Aujourd’hui, le pompier s’avoue toujours impuissant à expliquer ce qui s’est passé, cette nuit-là, dans l’appartement de Ginette :

 « De toute façon, dans tous les cas pour qu’il y ait combustion il faut trois éléments : un combustible, qui ici est donc le corps ; de l’oxygène, là celui présent dans l’appartement ; et une énergie de démarrage. C’est le chaînon manquant : comment ce ‘feu’ est-il parti ? Et pourquoi ne s’est-il pas étendu ? »

Depuis 1731, et le premier cas de combustion spontanée officiellement rapporté, ce phénomène surnaturel n’a toujours pas été scientifiquement expliqué.

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