samedi 19 juin 2010

Complot déjoué à l’aéroport JFK



Le complot déjoué contre l’aéroport JFK de New York n’avait pas de lien direct avec Al-Qaïda, a assuré dimanche un responsable du FBI, même si l’ispiration pouvait venir du réseau terroriste.

"Pour ce que nous en savons, il n’y a avait pas de liens directs avec Al-Qaïda", a affirmé le directeur adjoint de la police fédérale (FBI), John Miller, sur la chaîne de télévision ABC.

Quatre personnes ont été inculpées pour un complot terroriste présumé visant à faire exploser les principaux réservoirs de kérosène de l’aéroport John F. Kennedy de New York et trois d’entre elles ont été arrêtées, a annoncé samedi le département américain de la Justice.

M. Miller a toutefois laissé entendre que le complot avait pu être inspiré par l’influence des terroristes d’Al-Qaïda.

"Ils produisent une propagande énorme visant à pousser ceux qui pensent pouvoir trouver les ressources nécessaires à agir de leur côté", a-t-il affirmé, ajoutant : "c’est quelque chose que l’on constate dans les huit complots environ qui ont été déjoués ces deux dernières années".

Le complot déjoué samedi n’a jamais atteint le stade opérationnel, avait précisé ce ministère dans un communiqué. M. Miller a toutefois souligné l’avancement du projet.

"Même si les gens vous diront que ce n’était pas opérationnel, (les suspects) avaient surveillé les lieux à quatre reprises, ils cherchaient un soutien pour le financement et les explosifs. Donc de ce point de vue là, ils étaient bel et bien opérationnels", a-t-il affirmé.

Samedi, le département de la Justice avait affirmé que les quatre suspects étaient liés aux réseaux d’extrémistes musulmans originaires des Etats-Unis, de Guyana et de Trinité-et-Tobago.

Le groupe "utilisait les connaissances, l’expertise et les contacts des accusés pour développer et planifier le complot, et obtenir un soutien opérationnel pour le mettre en oeuvre", avait ajouté le communiqué.

Ils auraient ainsi utilisé leurs contacts pour présenter le complot à des groupes radicaux en Amérique du Sud et dans les Caraïbes, notamment à des dirigeants de l’organisation islamiste Jamaat-al-Muslimeen (JAM), auteur d’une tentative avortée de coup d’Etat à Trinité-et-Tobago en 1990.

M. Miller a souligné la difficulté de lutter contre les groupes s’inspirant d’Al-Qaïda.

"Si vous cherchez du côté du centre d’Al-Qaïda, alors vous vous concentrez sur les bases, vous vous concentrez sur vos canaux d’information, et vous vous dites que tout ce qui en sort finira probablement pas vous faire remonter jusqu’au complot", a-t-il expliqué.

Mais "si vous recherchez ce qui est véhiculé par internet, les extrémistes qui se développent sur le sol des Etats-Unis, ceux-là peuvent surgir n’importe où", a-t-il ajouté.

"Donc aujourd’hui, au lieu de nous concentrer dans une direction, il faut que nous gardions un angle de surveillance de 360 degrés à tout moment de la journée", a assuré M. Miller.

L’annonce du démantèlement du groupe samedi survenait quelque trois semaines après l’arrestation de six hommes accusés d’avoir tenté de monter une opération visant à tuer des soldats de la base de Fort Dix, dans le New Jersey (nord-est). La police avait infiltré le groupe, accusé d’avoir participé à des séances d’entraînement aux tirs, d’avoir conduit des opérations de surveillance de bases militaires ou d’avoir tenté d’acquérir des armes.


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